Peut-on automatiser totalement le contrôle des connaissances ?
Non, car il y a un risque de contestation sur le principe de ces contrôles de connaissance automatiques. En effet, la loi Informatique et Libertés (art 10 al 2) dispose qu’ « aucune décision produisant des effets juridiques à l’égard d’une personne ne peut être prise sur le seul fondement d’un traitement automatisé de données destiné à définir le profil de l’intéressé ou à évaluer certains aspects de sa personnalité ». Cette interdiction peut donc concerner une notation purement automatique des étudiants.
Il est préférable de maintenir une intervention humaine dans le processus de notation.
Toutefois, dès lors que la décision constatant la réussite ou l’échec à l’examen est prise par un jury après délibération, elle n’est pas prise « sur le seul fondement d’un traitement automatisé de données » et ne peut donc pas être contestée par ce biais.
